More N****s in Paris

•12 mai 2012 • Laisser un commentaire

Depuis le titre de Yeezy et Jigga, il paraît que ça fait bien de se montrer sur Paname (récemment, c’est Waka Flocka qui est venu y faire une petite virée), au sein du gratin du Hiphop US. C’est donc au tour d’A$AP Rocky de venir se montrer de part chez nous…

A$AP Rocky – Goldie (Explicit)

Que le Hip-Hop Repose en Paix.

•4 mai 2012 • Laisser un commentaire

Grosse casse-déd’ du sudiste Waka Flocka Flame à Booba, via le titre Foreign Shit qui emprunte l’instru mythique qu’Animal Sons avait pondu pour Repose en Paix… Le MC “dur-dans-la-peinture” en profite même pour tourner le clip sur Paname, faire le tour des strips et laisser vrombir le V10 sur les quais de Seine. Enjoy!

Waka Flocka – Foreign Shit

Pour la nostalgie, je vous remets le clip de Booba, classique de sa période 45 Scientific…

Booba – Repose en Paix

92.2012 : Si c’était à refaire ?

•13 avril 2012 • Laisser un commentaire

Par Alex, GeekCulture.fr

Dernier titre du Retour du rap français, l’introspectif Lettre à mon public faisait état de son désir de se retirer. Ainsi, 3 ans durant, Alix Mathurin s’est fait discret, posant tout au plus quelques rimes – sans trop se sortir le pouce du rond qui plus est – sur le Noir Désir de Youssoupha, sorti il y a seulement quelques semaines. 3 ans sans Kery James donc. 3 ans à se bâfrer pas mal de merde aussi. Dans notre fort intérieur on savait qu’il reviendrait. Lui aussi sans doute d’ailleurs. Mais, alors qu’on attendait davantage un album en bonne et due forme histoire de voir s’il en avait encore sous le stylo, Kery la joue humble, incapable, selon lui, de pondre le disque espéré après un tel break. En clair, pour l’album faudra repasser. Mars 2013. Reste que 2012 est une date importante pour le MC d’Orly. Ca fait 20 piges qu’il savate le mic. Du coup, il sort un best-of. Sauf que ça s’appelle pas Best-of, histoire de pas faire trop variet’ ou artiste gériatrique (d’autant qu’il n’a que 35 ans). Bref, un inédit (Lettre à la république) et 12 réorchestrations de ce qu’il considère comme ses morceaux les mieux écrits. Bilan après une première écoute ? Kery James écrit bien, très bien même.

Mais ça on le savait déjà. Sans doute l’une des plus belles plumes du rap français. Celui qui a donné ses lettres de noblesse au rap conscient (le flambeau est depuis porté bien haut par Médine et autre Keny Arkana), manie le verbe à sa guise, se joue des figures de style, laisse son flow dépouillé habituel (alors même que le bougre est armé techniquement) courir sur les instrus acoustiques comme pour rendre son discours encore plus intelligible. Car, voici la véritable nature du skeud : faire découvrir Kery et son discours à un autre public, pas forcément au fait de l’histoire et de la vie du bonhomme mais surtout n’ayant pas une oreille “rap”. Un album aux forts accents mainstream, donc, clairement orienté vers ceux chez qui l’écoute d’un beat déclenche d’irrémédiables saignements auriculaires. Les fans, puristes et autres amateurs de rap, ne prêteront qu’une oreille furtive à ce nouvel/ancien effort préfèrant sans nul doute les arrangements (et les flows) originaux à cette ressucée finalement pauvre musicalement.

Principal écueil d’un projet ne brillant déjà pas par son originalité : aucun réarrangement ne surpasse la version originale. Pire, on se retrouve trop souvent avec l’impression d’écouter le même synthé pourrave en mode mélodie préenregistrée. On est très loin de la créativité des instrus – dépouillées elles-aussi – à base de percussions et xylophone de Si c’était à refaire. Le rap c’était mieux avant ? A l’aune de la carrière de “renoi foncé”, il apparaît légitime de se poser la question. Après deux disques fondateurs, en groupe (Le combat continue) et en solo (Si c’était à refaire), ça fait quand même 10 piges que Kery navigue entre excellence et médiocrité (quand bien même Réel envoyait sérieusement). Parfois, au sein d’un même projet. Errances d’un artiste qui se cherche, se teste, éternel solitaire, incompris et habité par le doute, les angoisses (De Soledad à Lettre à mon public en passant par En feux de détresse, il n’a cessé de poser ses maux sur instrumentales comme pour les exorciser). Sincère jusque dans ses faux pas, Alix est depuis Si c’était à refaire déchiré par sa propre dichotomie, tiraillé entre ses deux “moi” : Kery James et Ali. Dès lors, 92 2012 pourra être perçu sous deux angles bien différents. D’aucuns y verront le déclin crépusculaire d’un artiste qui n’a plus grand chose à dire tandis que d’autres y décèleront le regard nostalgique posé sur 20 années d’une carrière prolifique par un rappeur porte-étendard qui a tout connu, un homme avec toutes ses contradictions et transpirant le mal-être. Une sorte de rétrospective cathartique qui permettra peut-être au “poète noir” d’enfin boucler la boucle et de passer à autre chose. A chacun de juger, James a, quoi qu’il arrive, toujours attisé les passions. Et puis, raquer à la caisse est presque faire acte citoyen en ces temps de morosité rapologique puisque c’est toujours ça que Sexion d’Assaut n’aura pas (faudrait quand même arrêter de déconner à un moment). D’autant que le coffret collector contient le magnifique documentaire Les 4 visages de Kery James, véritable arlésienne de 2h30 truffée d’images inédites et proprement passionnante. Enfin, une fois le 1er track lancé, on peut dire ce qu’on veut mais impossible de ne pas aller jusqu’au bout, à la fois envahi par la nostalgie (La vie est brutale pour ouvrir le bal, bordel !) submergé par l’émotion qui exsude des lyrics, impressionné par l’aisance vocale du MC (car, oui, il faut tout de même un certain savoir-faire pour maîtriser cette apparente simplicité et épurer son flow, sans parler de poser sur de l’acoustique hein…) mais, surtout, toujours fasciné par la qualité brute et sans faille du texte. Non, vraiment, Kery James écrit bien, très bien même.

Cet été, c’est Soleil et Panini (comics)!

•15 mars 2012 • Laisser un commentaire

Panini Comics a décidé de se sortir les doigts du rond et ça fait plaisir! En effet, d’ici Juillet, nos kiosques devraient se parer de beaux atours: profitant opportunément de la sortie en salle du reboot de Spidey par Sony (oui, le truc qui sent déjà le caca), la boîte à sandwichs grillés relance son magazine Spiderman au #1, et y inclura la série Avenging Spiderman, dessinée par Dieu lui-même (comprendre: Joe Madureira). Pour avoir jeté un coup d’oeil au fascicule VO, le truc est sublime, bien que pas encré (il dessine trop lentement pour que son encreur ai le temps de tenir des deadlines, le Joe), et adossé à un scénar à en faire dormir un mort. Pas grave, Red Hulk et Spidey qui se tortillent sous le crayon de Madureira, ça fait éjaculer les yeux, et c’est ce qui compte.

Panini n’en reste pas là, vu qu’ils nous sortiront les derniers volumes de The Twelve seulement 3 mois après la fin de la série aux US, c’est à dire en Juillet. Ce qui devrait faire plaisir à tout ceux qui l’attendaient cette putain de suite qui s’étaient interrompue au #8 en VO, courant 2008 (les 6 premiers numéros avaient déjà été rassemblés en VF chez Panini courant 2009). Les hordes de lecteurs qui se rongeaient le frein depuis vont avoir de quoi se le péter, le frein. Avec Straczynski (le seul mec à avoir rendu Thor à peu prêt potable) au scénario, le truc est vraiment loin d’être dégueu.

Soleil, de son côté, mise aussi sur Mr. Madureira, nous sortant l’inachevé Battle Chasers en Mai. L’occasion pour votre tendre et cher rédacteur de s’en coller plein les mirettes (et le slip)!

Brother Ali – The Bite Marked Heart FreEP

•17 février 2012 • Laisser un commentaire

Le MC so soulful du label RhymeSayers, Brother Ali, lâche un FreEP (comprendre un p’tit album gratos). Avec entre autres Jake One à la prod, on se dit que s’il avait chercher à prendre des sous avec ce truc, il aurait aussi bien pu…

Brother Ali – The Bite Marked Heart by rhymesayers

Carhartt x Burton : Chaleur!

•11 février 2012 • Laisser un commentaire

Si arrivé à mi-janvier, tu pensais que “ça y est!”, on avait mis la douille à l’hiver et le printemps débarquait déjà, tu te l’es mise profonde. Car l’hiver s’est enfin installé sur Paname, gerçant les lèvres, contractant les sphincters, et faisant grelotter même les plus téméraires d’entre nous, faufilant ses longs doigts gelés jusque dans nos conduits les plus chaud. Du coup, c’est l’occase de se payer une putain de combie de snowboard avant d’aller dévaler les pentes alpines. Merci donc à Carhartt et Burton de s’être emboîtés sans vergogne, Burton matelassant de couches isolantes les modèles classiques de la collection du fabriquant de Detroit, permettant à nos amis snowboarders d’avoir le swag du travailleur/chômeur automobile du Michigan, même sur les versants enneigés!

Et si votre tendre et cher rédacteur ne prend pas de vacances (faut croire que la propagande m’a convaincue : les slogans du type “la France qui se lève tôt”, “Travailler plus pour Gagner plus”, ou plus le plus réaliste “se la Prendre dans les Fesses et écarter plus Grand”, ça en appelle au sado-masochiste qui hiberne en moi), ça lui permettrait quand même de traverser les étendues congelées de La Plaine Saint-Denis matin et soir, sans trop se geler les noix. Quoiqu’au prix que ça doit coûter, il faudrait probablement que je les vende, mes noix. On va se contenter d’en rêver (et peut-être que j’irai quand même jeter un coup d’oeil à la boutique Carhartt de Bastille tiens)…

Vandals in Paris

•11 février 2012 • Laisser un commentaire

Le clip de N***** in Paris de Kanye West et Jay-Z est sorti cette semaine. Et le le truc est immonde : un pseudo-live dans une salle de concert remplie de pétasses en mini-jupe, avec un Yeezy accoutré dans ce que John Galliano fabriquerait s’il devait imaginer une tenue médiévale… On se demande un peu ce que Hova fout au milieu de tout ça. Du coup on se rassure en se disant que ce qu’on écoute, c’est toujours un peu du hiphop, grace à la vidéo d’un crew de vandals parisiens ci-dessous, apparemment bien plus inspirés par le beat de Mr. West que Mr. West lui-même:

 
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